dimanche 27 janvier 2013

Mardi 15 janvier 2013.
Ce mois de janvier aura été doux avec des températures souvent au-dessus des zéros degrés. Nous avons eu de belles journées avec du soleil, notamment le 6, jour de la baignade, ainsi que les 7, 10 et 11 janvier.
Hier et aujourd’hui il y a eu un gros coup de vent avec des rafales à plus de 140 km/h. La tempête a accéléré la débâcle et de nombreuses plaques de banquise sont parties au large.



L’île des Pétrels est maintenant isolée du continent par la mer. Il nous faudra attendre le mois de mars voire avril, pour que les glaces de mer se reforment à nouveau et ainsi recommencer à faire des sorties.
L’Astrolabe a quitté Hobart le 10 janvier. Cette année le pack est très dense et très compact. Le navire a eu du mal à le passer mi-décembre lors de son retour à Hobart. Le bateau y est resté bloqué 15 jours. Nous suivons sa progression avec beaucoup d’intérêt. Il emmène avec lui une partie de nos vivres pour l’hivernage, des produits frais, des fruits, des légumes, des yaourts et du gasoil indispensable pour faire fonctionner la base. La centrale électrique en consomme tous les jours 1 mètre cube.

Dimanche 20 janvier.
Ma journée de repos…
Le repos ne veut pas dire que l’on ne travaille pas. Il indique simplement que nous ne sommes pas de service sur le poste « exploitation ». Je présenterai d’ailleurs la station météo et le travail qu’on y fait dans un prochain message.
Un peu de sport dans la nouvelle salle spécialement équipée par l’IPEV l’année dernière pour commencer la journée avant de regagner la station. Cette activité est essentielle pour compenser l’excellente cuisine de Dominique à laquelle j’ai beaucoup mal à résister.
Vers 11h15 j’entends sur l’interphone de la station un appel général. Le sea-truck qui opérait vers Prud’Homme a repéré des orques qui se dirigent vers l’est. Vite, je cours vers le 42 chercher mon appareil photo. En chemin je croise d’autres personnes qui comme moi ont entendu l’appel et se dirigent vers le local de radiosondage qui domine la mer. Je scrute l’horizon et je finis par les apercevoir ou du moins les deviner à quelques centaines de mètres de la côte. La joie se dessine sur les visages et les appareils photo chauffent. 


 
 
20 heures.
L’Astrolabe est bloqué dans le pack depuis plusieurs jours déjà. Patrice, le responsable de la logistique nous tient au courant de sa progression régulièrement.
Ce soir, j’ai commencé à écrire mes lettres. Les enveloppes sont déjà prêtes avec timbres, adresses et de nombreux tampons, celui de l’équipe météo bien sûr, celui de Willy le Pateux, de Maxime le Dista et bien d’autres encore. Celles parties le 15 décembre ne sont toujours pas arrivées dans les boites aux lettres.

Mercredi 23 janvier.
La nouvelle nous ait parvenue hier soir. L’Astrolabe est sorti du pack, il navigue désormais dans la polynie. Il accostera au rocher du Lion ce mercredi matin à 06 heures.
Ce matin tout le monde s’est levé de très bonne heure. La joie se lit sur tous les visages. L’arrivée de l’Astrolabe, c’est la venue de nouvelles têtes, c’est le courrier, ce sont les paquets, les produits frais …. Il est 05h30 lorsque je lève le rideau de ma chambre. Il est là, devant l’île des Pétrels et il s’approche tout doucement. La mer est calme, les nuages ont commencé à se dissiper et le soleil se montre déjà. Une très belle journée qui s’annonce.


Le bateau ne restera que 2 jours, juste le temps de débarquer sa cargaison, il quittera la base vendredi soir avec à son bord des hivernants de la TA62, une tempête étant annoncée tard dans la soirée.


 
Jeudi 24 janvier. Dernier repas de fête avant le départ.





20h30, c’est déjà l’heure. Les partants descendent à l’abri côtier et regagnent le bateau à pied. Nous les accompagnons jusque sur le quai. C’est le moment des grands adieux, nous échangeons les derniers mots, les derniers regards et on s’embrasse une dernière fois le cœur serré. L’Astrolabe largue les amarres et se positionne face au large. Sa sirène retentit alors. Le bateau quitte la baie accompagné par quelques-uns d’entre nous à bord du sea-truc.




  Voilà, la mission TA62 s’en est allée.


Ce soir le vent s’est levé, il se renforcera dans la nuit et vendredi matin nous nous réveillerons et découvrirons une base enneigée fouettée par un vent violent avec des rafales à plus de 110 km/h.


mercredi 9 janvier 2013

1er janvier 2013
L’année 2012 s’est terminée dans la joie et la bonne humeur. Repas festif avec  saumon, foie gras, langouste, bûche, vin blanc, vin rouge, champagne …tous les ingrédients pour un repas réussi.



David à la guitare, Emile à la basse, Julien à la batterie, Didier à l’harmonica et Benjamin le chanteur du groupe ont assuré l’animation de la soirée. A minuit, la fête battait son plein, chacun se laissait aller aux embrassades pour se souhaiter la bonne année et célébrer ainsi comme il se doit l’arrivée de 2013.


Jeudi 3 janvier 2013.
La première semaine de cette nouvelle année a été particulièrement clémente voire caniculaire. Le thermomètre s’est emballé et est monté jusqu’à +5,4°C. Les combinaisons polaires et les pulls ont laissé la place aux polos et aux chemisettes.
La banquise s’est transformée, sa surface a commencé à fondre faisant apparaître de larges flaques d’eau douce. Maxime, le dista, Julien le pécheur de la 62,  Thibault le pécheur de la 63, Julien le mécano (appelé aussi Perceval en référence à ses blagues nous rappelant un personnage de la série Kamelott) et moi-même sommes allés sonder la banquise vers Gouverneur, petit archipel situé à 3 kilomètres et demi de la base. La  glace est devenue très molle. On s'enfonce facilement. Tout au long de notre chemin, nous procédons à plusieurs sondages. A l’aide d’une longue mèche nous perforons le sol enneigé afin d’analyser sa résistance et l’épaisseur de la couche. Dans la première moitié de son épaisseur la banquise n’a aucune consistance. La mèche s’enfonce facilement, sans effort, sur au moins 80 centimètres. La banquise n’est plus sûre, il devient dangereux de s’y aventurer. Les sorties vont être désormais suspendues.



Dimanche 6 janvier, jour de l’Epiphanie.
La météo annonce une très belle journée avec un soleil généreux et pas de vent. L’occasion est trop belle pour la laisser passer. Ce sera le jour de la traditionnelle baignade annuelle, que nous n'avions pas pu faire le 1er janvier, le temps ne s'y prêtant pas.
Tout le monde ou presque a mis son maillot et se prépare à plonger. L’équipe médicale est présente. Antoine, le plongeur a revêtu sa combinaison et nous attend dans l’eau qui est seulement à -1,7°C et l’air à +2,5°C ! Cela va être terrible ! J’hésite encore à y aller. Je redoute la blessure ou la brûlure brutale qui pourrait m’être infligée. Quelqu’un derrière moi explique que dans une eau glacée, à cette température, la survie n'est que de 3mn environ. Rien d’encourageant….. Tout ça ne m’incite pas à y aller, mais quel dommage de rater cette occasion unique et exceptionnelle qui nous est donnée de se baigner en Antarctique.
Le sea-truck, petite barge d’une dizaine de mètres environ, s’est amarré à proximité des berges enneigées et nous attend. Nous montons et nous nous préparons pour le grand plongeon. Une première vague de 5 personnes se décide et saute dans l’eau sous les feux des photographes restés sur la banquise. J’entends leurs cris de douleur et de joie. Ils ne restent pas longtemps et remontent rapidement sur l’embarcation. Vient ensuite la seconde vague, puis vient mon tour.
Je m’approche du bord et ressens une morsure profonde lorsque mon pied touche la flaque d’eau laissée par les premiers baigneurs. J’y vais. Je saute sans trop réfléchir. Surprenant, saisissant, bien plus que tonifiant, je pousse moi aussi un cri de froid et de joie. Je suis resté moins de 10 secondes dans l’eau avant de ressortir.
J’y suis retourné une seconde fois et cette fois-ci j’ai tenu un peu plus longtemps.







La baignade terminée, le bosco nous offre une promenade en mer au large des icebergs et aux abords du glacier Astrolabe. Les images sont exceptionnelles, la mer est tel un miroir où se reflètent les bergs que nous croisons. C’est un spectacle grandiose auquel nous assistons.





Une journée qui restera gravée dans nos esprits, une activité qui soude le groupe  et qui marque le véritable début de notre séjour qui va durer une année.

mercredi 26 décembre 2012

La banquise

Jeudi 20 décembre. J’ai vécu ma première tempête en Antarctique. Petite tempête liée à une dépression au nord qui a tout de même donné des vents de plus de 100 km/h et des chutes de neige réduisant la visibilité jusqu’à 100m environ.
Cela fait déjà 10 jours que je suis arrivé à Dumont d’Urville. Jusqu’à présent, j’ai passé une grande partie de mes journées à la station météorologique. Didier, le chef de station de la mission 62 m’explique le travail quotidien, le radio sondage, la prévision ainsi que les difficultés qu’il a pu rencontrer durant son séjour.
Chaque matin nous lançons une sonde, qui accrochée à un ballon gonflé à l’hélium analyse les différentes couches de notre atmosphère du sol jusqu’à 25 km environ. Durant son vol la sonde enregistre des données de vent, de température, d’humidité et de pression et les transmet  à la station par radio. Les données ainsi collectées sont traitées, analysées et transmises à Toulouse. 

Vendredi 21 décembre. Le beau temps semble à nouveau s’installer. C’est l’occasion d’aller faire une marche sur la banquise. Didier, Emile Angel et moi décidons de partir vers l’archipel de Gouverneur.



Me voici enfin sur la banquise. Un territoire nouveau pour moi et immense à explorer. Le paysage est grandiose et très impressionnant. En cette saison, les températures sont douces. Elles varient de moins 6 degrés la nuit et deviennent légèrement positives en milieu de journée. Nous progressons avec précaution car la banquise est fragilisée par endroits et la surface peut-être molle. Il faut faire attention à ne pas s’enfoncer. J’ai amené un bâton afin de sonder la glace devant moi.
Les consignes de sécurité sont sévères mais nécessaires : sac à dos avec change dans une poche étanche, radio, et être au minimum 3 personnes.
Nous avons marché jusqu’aux iles du Bélier et du Capricorne. En chemin nous avons été salués par un petit groupe de jeunes manchots empereurs curieux ou peut-être intrigués par notre présence.
 


Au loin, nous apercevons une masse émergeant au-dessus de la banquise. C’est un petit iceberg, prisonnier de la banquise. Nous nous y sommes approchés. Au pied un jeune phoque de weddell somnolait à côté d’une polynie (un trou d’eau libre).
 







Il est 17h, il faut retourner à la base. Nous ramenons tous, dans nos appareils photos des images extraordinaires, des souvenirs à partager.
 




lundi 17 décembre 2012

Arrivée DDU



Quelques images de notre traversée.






Lundi 17 décembre. Cela fait presque une semaine que nous avons rejoint la Terre Adélie.
Que d’émotions à la descente de l’hélicoptère qui m’a amené du bateau. Je foule enfin la base de Dumont d’Urville. Mon rêve se réalise. Je vais vivre une année sur ce territoire à la fois hostile et grandiose entouré de glaces et d’icebergs. L’accueil est chaleureux, tout le monde est souriant, nous sommes attendus par tous. La relève est enfin arrivée.


J’aperçois Didier et Fred sur la passerelle du séjour. Tous deux travaillent à la station météorologique. Didier est le chef de station, c’est lui que je suis venu relever. Après quelques échanges sur notre voyage, ils me présentent les lieux : le séjour, lieu de vie et de restauration et le bâtiment 42 où sont situées les chambres des hivernants. Ma chambre a été préparée, c’est la chambre 23 au premier étage. De ma fenêtre j’aperçois la mer et au loin les icebergs qui dérivent lentement au gré des vents. Quel spectacle !


Sitôt le repas de midi terminé, nous commençons la visite de la station météo : la salle d’exploitation, lieu où je passerai la majeure partie de mon temps de travail, l’atelier de maintenance qui sera désormais le bureau d’Erwan et l’abri de gonflage des ballons de radiosondage. Nous découvrons quel sera notre travail, le « manex » (le manuel d’exploitation, la bible du météorologiste de DDU) et les différents documents et outils que nous devrons connaître. Puis Fred nous emmène faire le tour de l’île des pétrels, l’île où est située la base. Nous sommes sur une île, mais rien ne permet de voir ses limites. Elle est rattachée au continent par les glaces de mer encore présentes en cette saison.


Ce mardi 11 décembre aura été une journée chargée en joie et en émotions.


Je n’aurais pas vu le temps passer cette première semaine, entre la prise de poste et passation de consignes. Frédéric et Géraldine, les deux techniciens n’ont eu que deux jours pour nous expliquer leur travail. Heureusement Didier restera avec nous quelques semaines. Il ne partira qu’à la prochaine rotation (R2).

Vendredi 14 décembre. L’Astrolabe a repris la mer. Une tempête a été annoncée par la météo pour le weekend. 15 hivernants de la mission précédente (de la TA62) font partie du voyage.
 


mercredi 12 décembre 2012

Le voyage


Voici quelques nouvelles fraiches voire glacées.

Après plus de 36h d'avion escales comprises, nous sommes arrivés le samedi 1er décembre dans la matinée assez fatigués à Hobart, au sud de la Tasmanie. Nous n'avons eu que peu d'heures pour profiter de la ville, l'Astrolabe nous attendait pour prendre la mer.

Ce samedi 1er décembre à 17h locales (10h de décalage avec la France) le bateau quittait le port. La météo annonçait du gros temps pour les prochains jours. Presque tout le monde a pris un patch contre le mal de mer. Moi, ça m'a permis de tenir relativement le coup. En revanche, certains d'entre nous ont tout de même souffert de ce mal et n'ont pas quitté leur couchette durant plusieurs jours.

La mer a été très agitée durant les 3 premiers jours de la traversée, avec des creux atteignant parfois les 5 ou 6 mètres. L'Astrolabe tanguait de l'avant vers l'arrière et de bâbord à tribord. Difficile de tenir debout et de se déplacer dans les couloirs sans être projeté d'un bord à l'autre. Un seul remède, rester allongé et subir couché les mouvements incessants du bateau.

Mardi, la mer a commencé à se calmer. Nous n'étions plus très loin du pack, tant attendu par tous.

Jeudi à 5h du matin, Benjamin qui avait veillé toute la nuit pour voir le premier iceberg me réveille. Ca y est, nous y sommes. Les premières glaces sont là. Juste le temps de m'habiller et de prendre mon appareil photo et me voilà sur la passerelle (cabine de pilotage). C'est enfin le moment tant attendu, la mer est devenue très calme et le bateau ne bouge quasiment plus. Tout au long de la matinée nous assistons à un spectacle fascinant. Apparaissent tout d’abord quelques morceaux de glaces usés et façonnés  par la mer, aux formes surprenantes puis les glaces de mer sont de plus en plus importantes. Aux petits glaçons flottant succèdent des plaques de plus en plus grandes. Un paysage fantastique s'offre à nous. Nous avons franchi les 64ièmes sud et le pack n'est plus très loin. Déjà les premiers icebergs croisent notre route. Quelques phoques et manchots installés sur des morceaux de banquise nous regardent passer. En milieu de journée nous croisons une baleine. Beaucoup d'émotion et de sensations fortes durant la journée.


Jeudi 6 décembre. La banquise s'est considérablement épaissie et la progression du navire a ralentie. A la fin de la journée nous ne sommes qu'à une centaine de km de la base Dumont d'Urville (par 65°15 sud), mais le bateau n'avance que très lentement.

Vendredi 7 décembre. Nous avons changé d'heure (9h de décalage avec la France). Au réveil nous découvrons un paysage tout à fait différent des jours précédents. Tout est blanc, on ne distingue plus l’horizon, la mer complétement recouverte de glace se confond avec le ciel. C’est ce qu’on appelle une journée blanche. Le bateau n'a presque pas avancé durant la nuit. Les écrans affichent 65°23 sud. Le pack est compact et les glaces épaisses. Au beau milieu de la matinée, l’Astrolabe n’avance plus. Progressivement, en début d’après-midi, le soleil fait une apparition, le ciel s’illumine et nous découvrons enfin cette immensité à la fois majestueuse et terrifiante. Il est 17 heures et nous sommes là tout petits au milieu du pack. Notre position : 65°36 sud. Autant dire que nous n’avons guère progressé depuis ce matin. L’Astrolabe essai de se frayer un chemin, au travers de diverses manœuvres consistant à reculer afin de prendre de l’élan et briser la glace par son poids. Nous voilà prisonnier au beau milieu de ce pack très épais qui s’étend à perte de vue. Nous nous déplaçons très lentement à une vitesse moyenne de 1,5 kt. Nos seules activités, manger, se reposer, faire des photos, essayer de fixer son attention sur quelques films histoire de passer le temps et surtout attendre.


Samedi 8 décembre. Toujours autant de difficultés pour avancer dans ce pack devenu très épais. Les journées commencent à devenir longues. Heureusement, quelques distractions s’offrent à nous sur notre route. Nous croisons plusieurs groupes de manchots. Dans l’après-midi le bateau est arrêté par un phoque qui dort sur la banquise juste devant la proue de l’Astrolabe. La sirène gronde pour le faire déplacer. L’animal ne veut pas bouger. Après tout il était là avant nous. Finalement, il finit par partir et le bateau reprend sa route.  Nous n’irons pas loin puisque dans la nuit l’Astrolabe sera immobilisé sur la banquise. La météo de DDU annonce pour dimanche une tempête avec des vents très forts.


Dimanche 9 décembre. Nous ne bougeons depuis 1 heure du matin. Nous sommes carrément posés sur la banquise. Notre position : 65°40 sud. Dehors le vent souffle très fort, avec des rafales dépassant les 100 km/h, la neige tombe à l’horizontal et la visibilité est très réduite, 10 mètres environ. C’est notre premier blizzard. Les hublots sont chargés de neige ce qui nous isole encore plus. David, le médecin de la mission nous propose de regarder l’intégrale de « starwars ». Nous aurons droit au premier épisode dans la matinée, puis le second en début d’après-midi, le troisième et le quatrième dans la soirée. Belle journée en perspective !!!


Lundi 10 décembre. Dans la nuit, grâce à la tempête, l’Astrolabe a pu se dégager et a repris sa route. Nous sortons du pack dans la matinée. Encore 50 km à parcourir pour atteindre la base. Nous y arrivons dans l’après-midi, mais le vent est trop fort pour pouvoir accoster. C’est le lendemain matin, le mardi 11 décembre que nous rejoignons enfin la base en hélico.

mercredi 28 novembre 2012

Mercredi 28 novembre 2012.  Dernière journée passée avec ma famille. 
Les derniers jours ont été une succession de repas, d'apéros, d'au revoir.
Demain je quitterai la région toulousaine, ma famille, mes amis. Je rejoindrai enfin mon poste au "bout du monde". Un long voyage m'attend, 36 heures de vol pour rejoindre Hobart en Tasmanie avec une escale à Hong-Kong de 4 heures et une autre à Sydney, puis 6 à 8 jours de bateau pour atteindre la base Dumont d'Urville.